15 Avr Témoignage d’Aleksandr
Fin mars, j’ai assisté à la projection du film Welcome to Europe, consacré aux difficultés rencontrées par les migrants sur la route de l’Europe et à l’aide qu’ils peuvent trouver une fois arrivés ici.
La projection était organisée avec l’association Welcome 66. SOS MEDITERRANEE France était également présente, ainsi que le CADA. Quant à Welcome 66, c’est une association qui m’a beaucoup aidé à une période importante de ma vie. Pour moi, ce sujet n’a donc rien d’abstrait.
Sur la photo, je suis avec Corinne Grillet – Moronta, fondatrice de Welcome 66 .
Et une fois de plus, je me suis fait la réflexion suivante : en France, il existe un nombre impressionnant d’associations qui agissent réellement. Pas seulement sur le papier, pas seulement pour cocher des cases, mais concrètement, sur le terrain.
C’est d’ailleurs, à mes yeux, l’une des caractéristiques importantes de la vie ici : les gens savent s’organiser autour d’un problème, d’un besoin, d’une idée, d’une cause. Et le cadre juridique français des associations, hérité notamment de la loi de 1901, permet justement à ce type d’initiative de se créer et d’exister.
Ce qui me frappe aussi, c’est que dans le domaine de l’immigration, de l’asile et de l’intégration, les associations occupent aujourd’hui une place reconnue dans le débat public français.
Pour moi, c’est l’un des contrastes les plus visibles avec la Russie. Là-bas, on a trop longtemps appris aux gens que tout ce qui compte devait être étatique, ou au moins strictement contrôlé par l’État. Toute forme d’auto-organisation indépendante finit vite par être regardée avec suspicion.
Ici, j’ai vu une autre logique : quand on laisse les gens se réunir, s’entraider et agir ensemble, la société devient plus forte – et plus humaine.
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